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AVANT-PROPOS
Chaque période de la littérature africaine comprend ses réalités uniques. L’Afrique noire malgré les apparences n’est pas culturellement homogène. Elle est plus complexe et plus diverse que n’importe quel autre continent. Il faut donc se garder, lorsqu’on étudie ses phénomènes culturels, d’essayer de simplifier ceux-ci et de réduire tout le continent pour ainsi dire, à un dénominateur culturel. C’est pourquoi, en parlant du sort de la femme africaine, on sera obligé de préciser comment on la regarde dans des sociétés particulières. Dans la société Africaine, en général, l’homme décide de tout et prend la parole pour se faire écouter. Alors que sa conjointe est considérée depuis des générations comme un être fragile et intérieur à lui. Dans certaines sociétés africaines. Il y a les convictions culturelles qui restreignent la femme de prendre des décisions, de participer à la politique et d’avoir accès à l’éducation. On voit dans la plupart des cas que la femme africaine reste au foyer pour élever ses enfants. Elle travaille au champ pour nourrir sa famille. La plupart des gens voient la femme africaine comme une bête de somme, vivant que pour effectuer un travail de bagnard et n’ayant guère voix à la parole. Pour eux, l’image de la femme africaine n’est rien de moins qu’une esclave, soumise à la disposition maritale et privé de tout droit. Mais l’image de la femme africaine n’est pas ce qu’en pensent les autres c’est-à-dire un servage. Conséquemment, les femmes africaines, longtemps victimes des abus n’entendent pas demeurer les éternelles oubliées de l’histoire, Ce problème nécessite une attention générale car bien des contrées et des cultures de l’Afrique noire soutiennent encore que la femme est dans un rôle subalterne et dans un statut d’éternelle mineure. Mais nous remarquons qu’un vent nouveau semble se lever en Afrique. D’où la question de son infériorité la met à une position où on la considère « femme de foyer ».