Idée générale
Dans un article en ligne, « Afrique noire (culture et société)-civilisations traditionnelles », Jacques Maquet affirme qu’à chaque société globale correspond une culture particulière faite d’objets matériels, de comportements institutionnalisés, d’organisations sociales, de connaissances techniques, de conceptions philosophiques et religieuses, de créations esthétiques. Cet ensemble, propre à chaque groupe, constitue un héritage collectif que chaque génération reçoit de la précédente, modifie quelque peu, et transmet à la suivante. La culture d’une société globale est une réalité dont les dépositaires sont conscients.
Nous sommes dans une période de crise de civilisation qui est le résultat d’une crise de culture. Une question qui revient constamment c’est de savoir si l’Afrique a une culture propre et à quoi peut servir celle-ci. Mais au fond, qu’est-ce que la culture ? selon Marie-Claire Gousseau ( 1970:214) la culture est faite de savoir, somme des connaissances humaines, transmise par l’enseignement, assimilée par l’éducation ; elle anime les communautés naturelles, en particulier les métiers par le canal des techniques ; elle suscite l’harmonie sociale, nécessite un véritable humanisme, ne vit qu’ordonnée aux notions d’être, de vrai, de bien, de beau, elle s’incarne dans les peuples, les nations, les patries et y crée un art de vivre en société aux visages multiples qui forme cependant par son unité profonde le patrimoine universel qui est la civilisation. La civilisation a beaucoup causé de conflits dans la société africaine, quand celle-ci est contre la tradition ou voit la tradition d’un œil barbare. La culture africaine fut longtemps niée dans la mesure où l’on la taxait de comportement sauvage au lieu de cultures.